Czytaj książkę: «Amitié amoureuse»

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Hermine Oudinot Lecomte du Noüy

Amitié amoureuse


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066081638

Table des matières

LIVRE PREMIER

I Philippe de Luzy à Denise Trémors.

II Denise Trémors à Philippe de Luzy.

III Philippe à Denise.

IV Denise à Philippe.

V Philippe à Denise .

VI Denise à Philippe.

VII Philippe à Denise.

VIII Denise à Philippe.

IX Denise à Philippe.

X Philippe à Denise.

XI Denise à Philippe.

XII Philippe à Denise.

XIII Denise à Philippe.

XIV Philippe à Denise.

XV Denise à Philippe.

XVI Philippe à Denise.

XVII Denise à Philippe.

XVIII Philippe à Denise .

XIX Denise à Philippe.

XX Philippe à Denise.

XXI Denise à Philippe.

XXII Philippe à Denise.

XXIII Philippe à Denise.

XXIV Philippe à Denise.

XXV Philippe à Denise.

XXVI Philippe à Denise.

XXVII Denise à Philippe.

XXVIII Philippe à Denise.

XXIX Denise à Philippe.

XXX Philippe à Denise.

XXXI Denise à Philippe.

XXXII Philippe à Denise.

XXXIII Denise à Philippe.

XXXIV Philippe à Denise.

XXXV Denise à Philippe.

XXXVI Philippe à Denise.

XXXVII Denise à Philippe.

XXXVIII Philippe à Denise.

XXXVIX Denise à Philippe.

XL Philippe à Denise.

XLI Denise à Philippe.

XLII Philippe à Denise.

XLIII Philippe à Denise.

XLIV Denise à Philippe.

XLV Philippe à Denise.

XLVI Denise à Philippe.

XLVII Philippe à Denise.

XLVIII Denise à Philippe.

XLIX Philippe à Denise.

XLX Denise à Philippe.

LI Philippe à Denise.

LII Denise à Philippe.

LIII Philippe à Denise.

LIVRE II

LIV Philippe de Luzy à Denise Trémors.

LV Denise à Philippe.

LVI Philippe à Denise.

LVII Denise à Philippe.

LVIII Philippe à Denise.

LIX Denise à Philippe.

LX Philippe à Denise.

LXI Denise à Philippe.

LXII Philippe à Denise.

LXIII Denise à Philippe.

LXIV Denise à Philippe.

LXV Philippe à Denise.

LXVI Denise à Philippe.

LXVII Philippe à Denise.

LXVIII Denise à Philippe.

LXIX Denise à Philippe.

LXX Philippe à Denise.

LXXI Denise à Philippe.

LXXII Philippe à Denise.

LXXIII Denise à Philippe.

LXXIV Philippe à Denise.

LXXV Denise à Philippe.

LXXVI Philippe à Denise.

LXXVII Denise à Philippe.

LXXVIII Philippe à Denise.

LXXIX Denise à Philippe.

LXXX Philippe à Denise.

LXXXI Denise à Philippe.

LXXXII Philippe à Denise.

LXXXIII Denise à Philippe.

LXXXIV Denise à Philippe.

LXXXV Philippe à Denise.

LXXXVI Denise à Philippe.

LXXXVII Philippe à Denise.

LXXXVIII Denise à Philippe.

LIVRE III

LXXXIX Philippe à Denise.

XC Denise à Philippe.

XCI Philippe à Denise.

XCII Denise à Philippe.

XCIII Philippe à Denise.

XCIV Denise à Philippe.

XCV Philippe à Denise.

XCVI Denise à Philippe.

XCVII Philippe à Denise.

XCVIII Denise à Philippe.

XCIX Philippe à Denise.

C Denise à Philippe.

CI Philippe à Denise.

CII Denise à Philippe.

CIII Philippe à Denise.

CIV Philippe à Denise.

CV Denise à Philippe.

CVI Philippe à Denise .

CVII Denise à Philippe.

CVIII Philippe à Denise.

CIX Philippe à Denise.

CX Denise à Philippe.

CXI Philippe à Denise.

CXIII Philippe à Denise.

CXIV Denise à Philippe.

CXV Philippe à Denise.

CXVI Denise à Philippe.

CXVII Denise à Philippe.

CXVIII Philippe à Denise.

CXIX Denise à Philippe.

CXX Philippe à Denise.

CXXI Philippe à Denise.

CXXII Denise à Philippe.

CXXIII Philippe à Denise.

CXXIV Denise à Philippe.

CXXV Philippe à Denise.

LIVRE IV

CXXVI Philippe à Denise.

CXXVII Denise à Philippe.

CXXVIII Philippe à Denise.

CXXIX Philippe à Denise.

CXXX Denise à Philippe.

CXXXI Philippe à Denise.

CXXXII Denise à Philippe.

CXXXIII Philippe à Denise.

CXXXIV Denise à Philippe.

CXXXVI Philippe à Denise.

CXXXVII Denise à Philippe.

CXXXVIII Philippe à Denise.

CXXXVIX Denise à Philippe.

CXL Philippe à Denise.

CXLI Denise à Philippe.

CXLII Denise à Philippe.

CXLIII Denise à Philippe.

CXLIV Philippe à Denise.

CXLV Denise à Philippe.

CXLVI Philippe à Denise.

CXLVII Denise à Philippe.

CXLVIII Philippe à Denise.

CXLIX Denise à Philippe.

CL Philippe à Denise.

CLI Denise à Philippe.

CLII Philippe à Denise.

CLIII Denise à Philippe.

CLIV Philippe à Denise.

CLV Denise à Philippe.

CLVI Philippe à Denise.

CLVII Denise à Philippe.

CLVIII Philippe à Denise.

CLIX Denise à Philippe.

CLX Philippe à Denise.

CLXI Denise à Philippe.

CLXII Philippe à Denise.

CLXIII Philippe à Denise.

CLXIV Denise à Philippe.

CLXV Denise à Philippe.

CLXVI Philippe à Denise.

CLXVII Denise à Philippe.

CLXVIII Philippe à Denise.

CLXIX Denise à Philippe.

CLXX Philippe à Denise.

CLXXI Denise à Philippe.

CLXXII Denise à Philippe.

CLXXIII Philippe à Denise.

CLXXIV Denise à Philippe.

CLXXV Philippe à Denise.

CLXXVI Denise à Philippe.

CLXXVII Philippe à Denise.

CLXXVIII Denise à Philippe.

CLXXIX Philippe à Denise.

CLXXX Denise à Philippe.

CLXXXI Philippe à Denise.

CLXXXII Denise à Philippe.

CLXXXIII Denise à Philippe.

CLXXXIV Philippe à Denise.

CLXXXV Denise à Philippe.

CLXXXVI Philippe à Denise.

CLXXXVII Philippe à Denise.

CLXXXVIII Denise à Philippe.

CLXXXIX Philippe à Denise.

CXC Denise à Philippe.

CXCI Philippe à Denise.

CXCII Denise à Philippe.

CXCIII Philippe à Denise.

CXCIV Denise à Philippe.

CXCV Philippe à Denise.

CXCVI Philippe à Denise.

CXCVII Denise à Philippe.

LIVRE V

CXCVIII Denise à Philippe.

CXCIX Philippe à Denise.

CC Philippe à Denise.

CCI Denise à Philippe.

CCII Philippe à Denise.

CCIII Denise à Philippe.

CCIV Denise à Philippe.

CCV Philippe à Denise.

CCVI Denise à Philippe.

CCVII Philippe à Denise.

CCVIII Denise à Philippe .

CCIX Philippe à Denise.

CCX Denise à Philippe.

CCXI Denise à Philippe.

CCXII Philippe à Denise.

CCXIII Denise à Philippe.

CCXIV Philippe à Denise.

CCXV Denise à Philippe.

CCXVI Denise à Philippe.

CCXVII Philippe à Denise.

CCXVIII Denise à Philippe.

CCXIX Philippe à Denise.

CCXX Denise à Philippe.

CCXXI Philippe à Denise.

CCXXII Denise à Philippe.

CCXXIII Denise à Philippe.

CCXXIV Denise à Philippe.

CCXXV Philippe à Denise.

CCXXVI Denise à Philippe.

CCXXVII Philippe à Denise.

CCXXVIII Denise à Philippe.

CCXXIX Philippe à Denise.

CCXXX Denise à Philippe.

CCXXXI Denise à Philippe.

CCXXXII Philippe à Denise.

CCXXXIII Denise à Philippe.

CCXXIV Denise à Philippe.

CCXXXV Philippe à Denise.

CCXXXVI Denise à Philippe.

CCXXXVII Philippe à Denise.

CCXXXVIII Denise à Philippe.

CCXXXIX Philippe à Denise.

CCXL Denise à Philippe.

LIVRE PREMIER

Table des matières

Les femmes préfèrent les émotions à la raison... elles sont toujours et partout avides d'émotions...

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

La dissemblance entre la naissance de l'amour chez les deux sexes doit provenir de la nature de l'espérance, qui n'est pas la même. L'un attaque et l'autre défend...

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

L'amour tel qu'il est dans la haute société, c'est l'amour des combats, c'est l'amour du jeu.

STENDHAL.

I
Philippe de Luzy à Denise Trémors.

Table des matières

12 novembre 18...

Madame,

Voulez-vous me permettre de me présenter chez vous demain vers cinq heures, et de vous apporter moi-même le petit volume de vers que vous désirez? Le souvenir très agréable de la conversation que nous avons eue à cette soirée où je m'ennuyais—où nous nous ennuyions tant—me pousse à vous faire cette demande; j'ose espérer que vous ne la trouverez pas importune. J'obéis, en vous écrivant, à une impression d'affinité qui m'a donné, l'autre soir, tandis que je vous parlais, le sentiment que nous étions depuis longtemps amis. Je sais qu'il faut se défier des indications de l'instinct, qui sont en général obscures et incertaines; peut-être mon imagination fait-elle seule les frais de tout ceci et avez-vous complètement oublié et la soirée, et le livre, et son propriétaire. Dans ce cas, madame, soyez assez bonne pour ne pas me le faire trop vivement sentir, car j'en souffrirais déjà.

Je vous prie d'agréer mes respectueux hommages.

II
Denise Trémors à Philippe de Luzy.

Table des matières

12 novembre, cinq heures.

Je serai heureuse, monsieur, de vous recevoir demain. J'ai encore trop vivace dans l'esprit le souvenir de cette soirée ennuyeuse où, grâce à vous, je me suis si peu ennuyée, pour chercher s'il y a correction ou incorrection à le faire.

Et puis, c'est si charmant de se laisser de temps en temps gouverner par son bon plaisir... et j'en aurai un extrême à renouveler, au coin de mon feu, la causerie si attrayante de l'autre soir.

III
Philippe à Denise.

Table des matières

14 novembre.

Eh bien, madame, je ne m'étais pas trompé; la sympathie me guidait mystérieusement, mais sûrement, vers vous. J'étais hier, je vous l'avoue, un peu troublé en entrant dans votre salon. Je me demandais—ces sortes d'expériences sont si dangereuses—si je n'allais pas voir s'évanouir tout à coup le rêve gracieux qui m'y avait amené. Quelle peine pour moi si la petite fleur née dans mon imagination était morte, subitement transplantée dans la réalité. J'en aurais beaucoup souffert; mais j'ai été vite rassuré, et j'en suis si heureux que je ne puis résister au plaisir de vous le dire.

Comme vous avez été bonne et jolie, et confiante et spirituelle; comme je vous sais gré de consentir à être très simplement une femme, au lieu de chercher à être, suivant la mode, un ennuyeux mannequin occupé à disserter psychologiquement sur l'amour. Je vous remercie d'être gaie, et je suis amoureux de l'air très grave que vous aviez en versant l'eau bouillante sur le thé.

J'ai passé, grâce à vous, madame, deux heures exquises. Je vous en devais des remerciements, et si je vous les fais d'une manière un peu légère ce n'est pas, croyez-le bien, que je n'aie été touché des marques plus sérieuses d'estime et de confiance que vous m'avez données. Mais c'est là un terrain en quelque sorte sacré, où ma jeune amitié n'ose encore s'aventurer. Je m'arrête respectueusement et vous prie de me croire, madame, très à vous.

PHILIPPE DE LUZY.

P.-S.—Savez-vous que madame Ravelles est presque jolie, presque intelligente, et qu'au risque d'étonner tout le monde j'ai presque envie de l'embrasser? Elle vient de me dire qu'elle a l'intention, à partir de samedi prochain, de réunir ses amis toutes les semaines. En sorte que, vous voyant le mardi chez votre belle-sœur, madame d'Aulnet, et le samedi chez madame Ravelles, si vous me permettez de vous faire une petite visite dans l'intervalle, je me ferai une existence à peu près supportable. Puis, elle a ajouté en me regardant: «Surtout ne manquez pas samedi prochain; madame Trémors viendra et elle chantera.» Pourquoi a-t-elle insisté? Aurait-elle déjà deviné, avec ce curieux instinct des êtres primitifs, que je vous aime? Cependant je ne l'ai dit à personne, pas même à vous.

IV
Denise à Philippe.

Table des matières

15 novembre.

Monsieur, monsieur, j'ai grand'peur que vous ne vous égariez... et je me hâte de vous crier, en joueuse bien honnête: Casse-cou!

Je suis très heureuse de l'amicale inclination que nous nous sommes mutuellement découverte; nos esprits se sont touchés et il y a entre eux adhérence. Mais peut-être vais-je vous paraître bien bourgeoise: trois mots m'effraient dans votre lettre; vous savez quels, n'est-ce pas?

Il ne faut pas que certaines de mes franchises vous semblent liberté d'allure; l'amitié entre un homme et une femme me paraissant la chose la plus charmante à cultiver, peut-être, à mon insu, ai-je pris trop de soins de la fleur naissante. Laissons-la se mourir un peu, voulez-vous?

Je n'irai pas samedi chez madame Ravelles; ce n'est pas la ruse coquette, si coutumière aux mondaines, qui me fait prendre cette résolution, car alors je me serais abstenue d'y ailler sans vous en prévenir. C'est—comment dire, pour ne dire ni trop, ni trop peu?—C'est par prudence, peut-être aussi par pudeur: vous m'avez effarouchée avec votre «curieux instinct des êtres primitifs».

Je vous accepte volontiers comme le chiffonnier galant de mon esprit, puisque vous semblez prendre intérêt à ce que votre baguette ne revienne jamais à vide des lambeaux qu'il vous plaît de crocheter en mon cerveau de Parisienne; mais considérez que ceci est la seule joie qu'il me soit permis de vous donner.

V
Philippe à Denise.

Table des matières

5 décembre.

«Vous êtes si paresseux et si nonchalant!» M'avez-vous, sans reproche, madame, assez souvent répété cette phrase! Hier encore, un peu traîtreusement, au moment où je ne pouvais me défendre. J'ai cependant de quoi répondre et vous n'échapperez pas à mes raisons. Comment, vous, mon sage et cher philosophe, pouvez-vous attacher tant d'importance à ce que nous jetions constamment notre activité brouillonne et inquiète au travers des événements? N'avez-vous pas remarqué déjà comme les choses s'arrangeaient merveilleusement d'elles-mêmes, comme les plus embrouillées se dénouaient facilement, pourvu que personne n'y mît la main, et avec quelle fatalité tranquille arrivaient celles qui paraissaient les plus impossibles? Voyez-vous:

... les paresseux

Ont été, de tout temps, des gens aimés des dieux.

Ce sont des sages. Nous pouvons si peu que ce que nous avons de mieux à faire est de rester tranquilles. A quoi bon vouloir prendre toujours une attitude de marionnette en révolte! Vous représentez-vous, à Guignol, le gendarme ne voulant pas se laisser rosser par le compère, sous prétexte que le contraire serait plus conforme à la morale publique, aux lois, et aussi à la réalité? Ce serait insensé. Le tout est de ne pas avoir le rôle du gendarme.

En vérité, j'ai toujours trouvé ridicule et maladroit de vouloir intervenir dans la curieuse pièce dont l'auteur est là-haut. J'en ai toujours honnêtement répété le texte sans chercher même, comme les acteurs de revue, à y introduire un calembour de ma façon, et je m'en suis bien trouvé. En voulez-vous un exemple? Vous rappelez-vous certaine lettre que vous m'avez écrite en réponse à la demande—combinaison de marionnette—que je vous avais faite de venir à une réception chez madame Ravelles? Qu'ai-je fait ce soir-là? Je me souviens: j'étais très déconfit; me suis-je révolté? ai-je imaginé des plans? Je suis sorti simplement et j'ai marché au hasard, enveloppé de mes sombres réflexions.

Ces sombres réflexions, dont vous étiez la cause, m'ont amené jusque chez vous. J'ai sonné, on m'a ouvert, et quelques instants après je me suis trouvé dans votre salon, aussi surpris d'y être que vous surprise de m'y voir. Notre étonnement à tous deux était si comique et si complet que nous n'avons pu nous empêcher de rire. Vous m'avez pardonné et il en est résulté qu'au lieu de vous apercevoir dans une soirée ennuyeuse, comme j'en avais eu sottement le projet, je vous ai eue à moi tout seul dans un tête-à-tête délicieux; que nous avons tant et tant causé et si intimement que, bon gré mal gré, contre les convenances, contre vos scrupules, notre amitié a été définitivement fondée.

Je pense que cet exemple vous donnera à réfléchir. Maintenant, madame mon amie, si vous en savez davantage, dites-le-moi. Je ne demande pas mieux, selon l'expression du favori de vos poètes, que de me laisser conduire «par un ange aux yeux bleus».

En attendant, je baise respectueusement le bout de ses ailes.

VI
Denise à Philippe.

Table des matières

6 décembre.

Voyez-vous cela? monsieur mon ami qui se félicite bel et bien de la chose la plus incorrecte que nous ayons faite! Mais, cher Marionnet, si j'avais été la femme sage par excellence, j'aurais dû ne pas vous recevoir ce soir néfaste dont vous parlez. Seulement, voilà! Je m'attendais si peu à votre visite... Je n'avais rien prévu... Encore tout cela n'est-il pas bien raisonnable, et certaines finales de vos lettres et certains de vos regards m'inquiètent-ils toujours un peu.

Par devoir, par sagesse, il m'eût fallu garer mon esprit de la séduction du vôtre. Que sert de multiplier ses affections, n'est-ce pas se préparer des deuils? Votre dernière lettre me rassure pourtant, cher ami paresseux. A voir l'homme que vous êtes, attendant si patiemment la conclusion des événements et croyant que les petites alouettes vont vous tomber toutes rôties dans le bec, je ne vous crains presque plus. Alouette je suis, mais pas encore rôtie à la belle flambée que votre nonchalance, en se secouant—par quel imprévu et merveilleux effort?—s'est crue forcée d'allumer en mon honneur.

Ah! ah! monsieur, vous niez le pouvoir de la volonté? j'en suis fort aise. Que serais-je devenue devant l'effort continu d'une volonté?

Pourtant à y bien réfléchir, l'âme blanche de monsieur mon ami est-elle aussi blanche qu'il veut bien le dire? J'ai vaguement peur de surprises surgissant d'une trop nouvelle amitié... et puis, avec tout cela et sans tout cela, j'ai une malheureuse nature très franche et très loyale qui ne sait pas s'accoutumer à souffrir d'être mal dans une âme. A force de tâcher d'y être bien, n'arriverai-je pas à y être trop?

Voyez, je vous révèle le point faible, n'en abusez pas! Sérieusement, je vous ai trop vu tous ces temps-ci partout où j'allais et surtout chez moi. Vous avez des manières de vous taire qui me troublent. Cette amitié si vivace, si ardente m'effraie. Il faut l'assagir... je vous en prie, mon ami? Vous l'avez promis. Peut-être allez-vous conclure de cela que je n'ai pas l'âme enthousiaste; j'ai du moins l'âme prudente.

Adieu.

Ograniczenie wiekowe:
0+
Data wydania na Litres:
15 stycznia 2025
Objętość:
290 str. 1 ilustracja
ISBN:
4064066081638
Wydawca:
Właściciel praw:
Bookwire
Format pobierania:

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