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Fr.-J. Hilarion

Notice historique sur la statue miraculeuse de Notre-Dame-de-Paix

vénérée dans la chapelle des soeurs de la congrégation des sacrés coeurs de Jésus et de Marie


Publié par Good Press, 2022

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EAN 4064066338541

Table des matières

NOTICE SUR NOTRE-DAME-DE-PAIX.

PIÈCES RELATIVES A L’HISTOIRE DE NOTRE-DAME-DE-PAIX.

N° 1. GUÉRISON DE CHRISTINE DE BAR.

N° 2. GUÉRISON DE CLAUDE NICOLIN.

N° 3. ATTESTATION DU CHIRURGIEN.

N° 4. GUÉRISON DE BAPTISTE DE NICARD.

N° 5. GUÉRISON DE MICHEL FRODIÈRE.

N° 6. ATTESTATION DU CHIRURGIEN.

N° 7. GUÉRISON D’UN ORFÉVRE NOMMÉ QUEUVANE.

N° 8. GUÉRISON D’ANTOINE DUCHESNE.

N° 9. DÉPOSITION DU PÈRE D’ANTOINE DUCHESNE.

N° 10. GUÉRISON DE MARIE-ANNE CHAILLIER.

N° 11. ACTE DU RÉVÉREND PÈRE ZÉNON,

N° 12. LETTRE DE MADAME COIPEL, NÉE PAPIN, A MADAME D’ALBERT DE LUYNES. 18 FÉVRIER 1802.

N° 13. VÉRIFICATION DE L’AUTHENTICITÉ DE NOTRE-DAME-DE-PAIX FAITE PAR M. FLOIRAC, VICAIRE-GÉNÉRAL DU DIOCÈSE DE PARIS.

N° 14. LETTRE DE MADAME D’ALBERT DE LUYNES AU CARDINAL LÉGAT. 1802.

N° 15. RESCRIT D’INDULGENCES

N° 16. LETTRE DU CARDINAL LÉGAT A MADAME D’ALBERT DE LUYNES. 28 MAI 1802.

N° 17. ACTE DE MADAME PAPIN, VEUVE COIPEL, DU 19 OCTOBRE 1802.

NOTICE SUR NOTRE-DAME-DE-PAIX.

Table des matières

REINE DE PAIX

priez pour nous.



IL Y A AUSSI DES MÉDAILLES DE NOTRE-DAME-DE-PAIX FRAPPÉES PAR M. IMBERT SÉVÉNIER, RUE DE GRENELLE-ST. -GERMAIN, N°124.

Le culte de Marie remonte au berceau du christianisme. Les Fidèles de tous les siècles comme de tous les pays, en adorant le Fils, se sont empressés d’honorer la Mère. Les grâces multipliées, obtenues par son intercession puissante, n’ont fait qu’ajouter à leur dévotion et à leur confiance. Voilà pourquoi on rencontre, dans toutes les parties du monde chrétien, tant d’autels et de temples érigés en l’honneur de la bienheureuse vierge Marie. De pieuses associations la regardent comme leur protectrice; des ordres religieux lui sont consacrés. Quel pays ne possède pas quelqu’une des statues vénérées, où la Mère de l’Homme-Dieu est représentée sous divers emblèmes? Ici c’est Noire-Dame de Bon Secours. Là, Notre-Dame de Liesse. Ailleurs Notre-Dame de la Délivrance, Notre-Dame des Anges, Notre-Dame de Bonne Nouvelle, Notre-Dame de la Compassion, Notre-Dame de Pitié, Notre-Dame des Sept Douleurs, Notre-Dame de Miséricorde, Notre-Dame des Grâces, Notre-Dame de Consolation, Notre-Dame des Agonisants, Notre-Dame de Foi, Sainte Marie du Cœur, titres augustes, qui caractérisent si bien la tendresse de Marie pour les hommes.

Parmi ces images auxquelles les chrétiens dévoués à la très sainte Vierge rendent un culte spécial, il en est une connue particulièrement sous la dénomination de Notre-Dame-de-Paix. Cette statue n’a que onze pouces de hauteur, sans le piédestal. Elle est de couleur brune tirant sur le noir, et d’un bois dont il serait difficile de spécifier la qualité d’une manière précise. La Vierge-Mère y est représentée avec majesté, tenant son divin Fils sur son bras gauche.

On ne sait pas dans quel siècle cette pieuse Image a été faite, mais son antiquité ne peut être révoquée en doute. La maison de Joyeuse en demeura long-temps en possession, et ce dépôt précieux était toujours confié à celui des descendants de cette illustre famille, qui montrait le plus d’empressement pour l’obtenir, et le plus de dévotion pour Marie. Sous le règne de Henri III, elle fut donnée au duc de Joyeuse, si connu depuis sous le nom de Père Ange, lorsque, renonçant aux grandeurs du siècle, il se fit capucin. Il se félicita de ce que Notre-Dame-de-Paix était devenue une portion de son héritage. Ce fut en priant à ses pieds qu’il se sentit inspiré d’embrasser la vie religieuse; et, par reconnaissance de ce bienfait, il lui fit construire une chapelle dans son hôtel de la rue Saint-Honoré. Les religieux minimes de Nyon venaient y célébrer tous les jours le saint sacrifice, etil fut permis aux fidèles d’y assister, afin qu’ils pussent satisfaire leur tendre dévotion pour la Mère du Sauveur.

Les Révérends Pères capucins n’avaient à cette époque qu’un hospice dans la rue Saint-Honoré. Henri III leur fit construire un couvent dans la même rue vers la fin du seizième siècle. Le duc de Joyeuse donna pour cet effet une partie du terrain qui dépendait de son hôtel. La chapelle de Notre-Dame-de-Paix s’y trouvant comprise, on la détruisit pour agrandir le jardin, et l’image de bénédiction fut placée sur la porte extérieure, où elle demeura environ soixante ans. Des mémoires du temps rapportent que, pendant plusieurs années de suite, une lumière éclatante parut, durant la nuit, sur le lieu où était déposée la statue de Notre-Dame-de-Paix. Plusieurs fidèles venaient assidûment y adresser des vœux à la très sainte Vierge. On remarqua pendant plusieurs années consécutives, un jeune homme d’une figure intéressante qui venait régulièrement tous les samedis, apporter des fleurs et prier aux pieds de Notre-Dame-de-Paix, et qui disparaissait ensuite sans que l’on pût jamais découvrir qui il était, ni d’où il venait. Aussi on crut assez généralement que c’était un ange envoyé du Ciel pour honorer Marie. Il continua jusqu’à ce que la sainte image fût transportée dans l’église des capucins.

Madame la marquise de Maignelay faisait brûler, chaque samedi, un cierge d’une livre devant l’Image de Marie. Elle ordonna, par son testament, que cette pieuse pratique fût continuée après sa mort. Ses dernières volontés furent exécutées très fidèlement.

Deux dames anglaises, ayant embrassé la foi catholique, avaient été dépouillées des biens considérables qu’elles possédaient en Angleterre, et obligées de se réfugier à Paris. Elles vivaient du travail de leurs mains, dans un quartier peu éloigné de la sainte Image. Elles se faisaient un devoir de l’orner les jours de fêtes. Diverses circonstances les ayant mises dans la nécessité de quitter leur demeure, elles prièrent une personne de leur connaissance de se charger des ornements qu’elles avaient consacrés à Notre-Dame-de-Paix, afin que le tribut de vénération qu’elles avaient payé jusqu’alors à la très sainte Vierge, ne fut pas interrompu. L’honorable commission fut refusée. Vous ne méritez pas, dirent les pieuses Anglaises une faveur dont bien d’autres seraient jalouses.

Parmi les fidèles serviteurs de Marie, se faisait remarquer un frère capucin, nommé Antoine de Paris. Il vivait dans une grande pauvreté, aimait à garder le silence, et son humilité lui faisait choisir de préférence les emplois les plus vils. Il s’occupait à faire des draps, pour vêtir les religieux. Il travaillait près de la porte, où était Notre-Dame-de-Paix. Dans ses moments de loisir, il cultivait un petit jardin, et de concert avec un autre saint religieux, nommé Simon Dici, il en cueillait les fleurs les plus belles, qu’il allait offrir à Notre-Dame-de-Paix. Comme on lui demandait pourquoi il choisissait cette Statue pour l’honorer préférablement à tant de belles images de Marie, qui étaient dans le couvent, après avoir long-temps gardé le silence, suivant sa coutume, il répondit enfin, que cette statue de la Sainte Vierge placée sur la porte, lui touchait le cœur; et qu’avant peu de temps, cette vénérable Image serait un instrument dont Dieu se servirait pour opérer de grandes merveilles. Il mourut vers l’an 1647, plein de jours et de bonnes œuvres.

La prédiction de ce bon religieux ne tarda pas à s’accomplir. La sainte Image était toujours placée sur la porte extérieure de l’enclos des capucins, lorsque, le 22 juillet 1651, on entendit tout à coup, sans qu’on pût dire à quelle occasion, d’abord des enfans, et ensuite un grand nombre d’autres personnes chanter le Salve Regina avec une grande dévotion. On chantait avec une telle effusion de cœur, que les fidèles, qui demeuraient dans les environs, accoururent et s’unirent aux premiers. Le bruit de ce qui se passait à l’occasion de Notre-Dame-de-Paix, s’étant répandu dans la ville et les faubourgs, on y vint en procession, les pieds nus, en chantant les litanies de la Sainte-Vierge. Beaucoup de malades s’y firent porter, dans l’espoir d’obtenir leur guérison: leur confiance ne fut pas trompée. Le chant du Salve Regina était souvent interrompu par les cris répétés: Miracle! miracle! La nuit survint; mais elle n’empêcha pas le concours du peuple qui continua les jours suivants.

Le Père Médard, capucin, qui a publié, en 1659, une histoire de Notre-Dame-de-Paix, rapporte plusieurs guérisons miraculeuses qui eurent lieu à cette occasion, et il y joint un assez grand nombre de procès-verbaux, destinés à les constater.

Le 1er miracle dont il fait mention (voir pièces justific., n° 1), est du 30 juillet 1651. Une femme, Christine de Bar, avait à la jambe un ulcère, que les chirurgiens, après avoir employé vainement plusieurs remèdes, regardaient comme incurable. Elle ne pouvait marcher qu’avec deux béquilles. Elle fit une neuvaine à N.-D.-de Paix, et fut guérie le neuvième jour, non seulement de l’ulcère, mais de plusieurs humeurs malignes, répandues sur tout son corps, et qui étaient regardées comme le principe de son mal. Cette guérison eut lieu le dimanche. Un grand nombre de fidèles, qui virent cette femme marcher tout à coup sans aucune peine, et qui l’avaient vue auparavant infirme, se mirent à crier au miracle, et à bénir la très sainte Vierge. La maladie et la guérison furent attestées par cinq personnes, qui connaissaient parfaitement Christine de Bar, et en particulier par son chirurgien.

Une femme de Roye, paroisse de Saint-Pierre, en Picardie, nommée Marie Varlot, était affligée depuis sept ans d’une paralysie occasionée par une fluxion, et qui s’était répandue sur la moitié du visage. Elle ne voyait plus que d’un œil, et encore très difficilement. On ne put trouver aucun soulagement à son mal. Elle avait deux oncles, qui demeuraient à Paris. Elle alla les voir en 1651. Ayant entendu parler des miracles qui s’opéraient devant Notre-Dame-de-Paix, elle s’y transporta, le 12 août de la même année, pria quelque temps, et fut entièrement guérie.

Une demoiselle écossaise, nommée É́lisabeth Chambers, avait été exilée à cause de son attachement à la Foi. Retirée à Paris, elle se démit le pied. Elle fut transportée à l’Hôtel-D eu, où pendant six mois, on essaya en vain tous les remèdes. Elle ne pouvait plus marcher sans béquille. Elle invoqua Notre-Dame-de-Paix, fit brûler plusieurs cierges devant la Statue miraculeuse, et fut guérie le 15 août 1651. Ce fait est attesté par six témoins, en particulier par un des aumôniers de l’Hôtel-Dieu.

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Data wydania na Litres:
11 października 2024
Objętość:
45 str. 13 ilustracji
ISBN:
4064066338541
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Bookwire
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