Czytaj książkę: «La Vie des fleurs»
Eugène Noël
La Vie des fleurs

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066307370
Table des matières
I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.
VIII.
IX.
X.
XI.
XII.
XIII.
XIV.
XV.
XVI.
XVII.
XVIII.
XIX.
XX.
XXI.
XXII.
XXIII.
XXIV.
XXV.
XXVI.
XXVII.
XXVIII.
XXIX.
XXX.
XXXI.
XXXII.
XXXIII.
XXXIV.
XXXV.
XXXVI.
XXXVII.
XXXVIII
XXXIX.
XL.
XLI.
XLII.
XLIII.
XLIV.
XLV.
XLVI.
XLVII.
XLVIII.
XLIX.
L.
LI.
LII.
LIII.
LIV.
LV.
LVI.
LVII.
LVIII.
LIX.
LX.
LXI.
LXII.
LXIII.
LXIV.
LXV.
LXVI.
LXVII.
LES FRUITS
I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.
VIII.
IX.
X.
XI.
XII.
XIII.
XIV.
XV.
XVI.
XVII.
XVIII.
XIX.
XX.
XXI.
XXII.
XXIII.
XXIV.
XXV.
XXVI.
XXVII.
XXVIII.
XXIX.

I.
Table des matières
COURT PRÉLIMINAIRE.
Il me semble d’autant plus à propos de s’occuper des fleurs, que le goût s’en est fort répandu depuis un demi-siècle. Partout dans les campagnes, jusque chez les plus pauvres, se montre le petit jardin, orné de plantes gracieuses et presque toujours disposé avec goût. Qui n’a remarqué aussi, dans ces dernières années, la beauté de nos jardins publics? Outre le nombre presque incroyable de fleurs importées en Europe depuis un siècle, ce qui caractérise l’ornementation florale moderne et constitue vraiment une révolution dans l’horticulture, c’est la disposition des fleurs par grandes masses. Leur effet se trouve ainsi centuplé, et la plus simple plante y prend quelquefois un éclat inattendu.
Il s’agit donc, lecteur, de donner quelques instants d’attention, non pas à ce livre, mais aux fleurs elles-mêmes. L’admiration sera éveillée ici, non sur des beautés littéraires, mais sur les magnificences de ce monde végétal, si légèrement observé par la plupart des hommes.
Que n’a-t-on pas dit sur la beauté des cieux? Mais on oublie les splendeurs de la terre, plus touchantes peut-être, en ce qu’on y sent mieux l’association de l’homme et de la nature.
Ce que je sais et ce que je dirai ici des fleurs, je l’ai appris seul, au hasard, souvent sans livres, et c’est ce qui a fait pour moi le charme de cette étude. Vous verrez dans ces pages combien il est utile, pour sentir ce qu’il y a d’imposant et de mystérieux dans la création, d’en démêler soi-même, dès l’enfance, les principaux éléments; la science ainsi commencée est bien plus vraie. Étudions d’abord dans notre jardin; par cette étude, qui sera vraiment nôtre, nous nous créerons une base solide sur laquelle nous pourrons ensuite ériger ce bel édifice de la science, formée de l’observation de tous les autres hommes.
Je ne suivrai de règles dans ces causeries que l’inspiration du moment, tantôt triste, tantôt gaie. Je veux aller en sautillant de fleur en fleur comme l’insecte. J’aurai plaisir à reporter un peu nos pensées vers les choses de la nature. Nous y trouverons quelques instants d’un repos agréable, et nous n’en serons que plus frais, plus vigoureux ensuite, pour reprendre, vous et moi, lecteur, nos occupations habituelles.
II.
Table des matières
PREMIERS MAITRES DES ENFANTS. — LES JARDINS.
J’ai toujours eu un jardin à ma disposition, et je m’en suis trouvé si bien, que souvent je me suis dit qu’un jardin était indispensable à l’éducation d’un jeune homme. Il est bon que l’enfant voie et touche la nature dans sa réalité avant de l’étudier dans les livres; mieux qu’aucun catéchisme, elle lui révélera l’existence et la majesté du Créateur. Je ne voudrais pas qu’on le conduisît de prime saut à ces merveilleux résultats de la science moderne, produit de quatre mille ans d’accumulation et d’étude. Le monde a eu son enfance, il faut que tout homme ait la sienne aussi: laissez-le, dans ses premières années, en présence du ciel et de la terre, trouver sa voie lui-même, faire, défaire et refaire ses petits systèmes à mesure que son intelligence se développe, et aussi à mesure qu’il augmente le nombre de ses observations. Presque toujours il se formera des choses précisément les idées que l’on retrouve à l’origine des sciences. Il arrivera ainsi plus légitimement aux systèmes actuels; il sera plus indulgent pour les antiques erreurs, et comprendra mieux aussi que nos systèmes scientifiques, si admirables qu’ils soient, doivent aller en se perfectionnant encore. Il saura, par sa propre expérience, comment l’esprit humain peut rester dans les voies de la vérité, tout en détruisant ses anciennes croyances.
Si les sciences, à l’état où nous les voyons aujourd’hui parvenues, avaient été brusquement révélées au monde dès le premier jour de la création, le monde en serait resté pour toujours hébété.

III.
Table des matières
L’ÉCOLE DES FLEURS. — SAINT BERNARD ET BERNARD PALISSY.

J’aime à me figurer nos anciens sages, nos anciens chercheurs, sous la forme de vieillards errant dans la campagne. Ils ont beaucoup vécu, beaucoup souffert: ils sont tristes, mais pleins d’espérance. Ils interrogent les fleurs. «Monde innocent qui nous consolez, disent-ils, qui rendez à nos cœurs un peu de votre calme, le suc exprimé de vos feuilles n’adoucirait-il pas les souffrances du corps? Molène, si douce au regard, n’apaiseras-tu point quelqu’un de tant de maux?»
Et ces vieillards inventaient l’art de guérir par les simples; ils créaient la botanique, la médecine...
Un religieux célèbre voulait que dans le jardin de chaque couvent on cultivât un carré des fleurs les plus belles, afin d’y avoir à louer le Seigneur. Saint Bernard avouait qu’il n’avait eu d’autres maîtres que les chênes et les hêtres.
Et combien d’autres se formèrent à la même école! que d’âmes s’y sont consolées! Le pauvre potier de terre, Bernard Palissy, disait: «Je n’ai trouvé de plus grande délectation en ce monde que d’avoir un beau jardin.»
Tous les arts ont emprunté aux fleurs quelqu’un de leurs secrets. Le statuaire Auguste Préault me faisait remarquer dans quelques iris des modèles de la plus élégante architecture.
«Puissance et beauté, disait-il, sont ici réunies.
— Mais, ajoutai-je, si chaque plante, prise isolément, confond notre imagination, que dire de l’ensemble du règne végétal? La nature en a fait la parure du globe; c’est lui qui donne leur aspect aux différents pays. Et quelle richesse! quelle variété ! quelle abondance merveilleuse! Que sont les animaux sur la terre, comme embellissement, au prix de ce nombre incroyable de végétaux partout verdoyants?»

IV.
Table des matières
ROSIER DU BENGALE. — LIS BLANC ET POIS-FLEUR. SEMIS DE POISSONS ET DE CAILLOUX. DISTINCTION DES TROIS RÈGNES.
Le jardin dans lequel je passai mes premières années, d’une étendue fort restreinte, était très-retiré, très-solitaire. De grands murs l’entouraient, tapissés de vignes que, par bonheur, on ne taillait presque jamais. Je passais là des journées entières à planter et à déplanter, à regarder croître mes plantes. Les premières que je remarquai, que j’aimai d’un véritable amour, furent un rosier du Bengale et un lis blanc. Souvent je m’asseyais entre mes deux préférées, et, tantôt avec l’une, tantôt avec l’autre, je faisais les plus étonnants dialogues. Je les sentais si bien vivre avec moi d’une vie commune, que volontiers je les aurais appelées sœurs, comme faisait un anachorète dans son désert: Soror, arnica mea, cicada... (0 ma sœur la cigale!) On me voyait pleurer lorsqu’il arrivait quelque accident à mes fleurs. Je n’ai battu qu’une seule personne en ma vie: ce fut une petite fille (je me le reproche bien), laquelle m’arracha, au moment où il allait fleurir, un pois-fleur que j’avais semé de ma main et cultivé avec des soins que vous ne croiriez point. Je l’élevais dans un pot, et il ne me quittait en aucune circonstance. Aux repas, je le posais près de moi, et, lorsque j’apercevais quelque part un rayon de soleil, aussitôt j’y portais mon pois. Les enfants du voisinage se moquaient de moi; mais que m’importait, pourvu que mon pois vécût! J’entrais dans le ravissement, dans l’extase, dans des rêves sans fin, lorsque je venais à considérer qu’une si jolie plante était venue d’un petit grain noir, tout sec, mis dans un peu de terre.

Ce qui vous étonnera peut-être beaucoup, c’est que, dans mon enthousiasme à ce spectacle de la végétation, je crus que toute chose poussait de la même manière. Je n’avais pas fait encore la distinction des trois règnes. Je dis fait, car on ne me l’a point apprise. J’y suis arrivé moi-même; voici de quelle manière:
Un jour que l’on avait chez nous mangé de l’alose, ce poisson m’ayant paru excellent, j’en recueillis les arêtes et courus les planter dans mon jardin. Je les arrosais soir et matin; mais, hélas! rien ne poussait. Après avoir attendu longtemps avec une patience admirable, je les déterrai. Que trouvai-je? L’histoire ayant été sue, l’on se moqua de moi; je vis bien alors que certaines choses poussaient, se formaient, naissaient autrement que les plantes.
Croyez qu’aucun livre à cet âge (je n’avais pas plus de six ans) ne m’eût donné cette idée de la naissance, de la formation, de la croissance des choses. J’aurais paru sot peut-être avec d’autres enfants déjà docteurs; en réalité, j’étais plus avancé que la plupart d’entre eux: mon ignorance tâtonneuse était plus vraie que leur science. Mais vous croirez peut-être que j’invente l’article suivant: je m’avisai un jour de planter des cailloux.

Cela vous fera rire. Quoi de plus naturel? Emu de ce grand et insondable mystère de la naissance des êtres, je demandais le secret de son existence à toute créature. Je suis convaincu que les premiers chercheurs, les premiers savants ont fait des expériences qui paraîtraient à nos savants actuels aussi primitives que celle de planter des cailloux.
Je les déterrai, voyant que rien ne poussait; mais je ne les trouvai point pourris comme les arêtes. Je tins compte de cette différence, et déjà je commençais à soupçonner que les animaux ne se formaient pas de la même manière que les plantes. Je comprenais bien aussi que les cailloux n’appartenaient ni à l’une ni à l’autre catégorie; mais comment poussaient-ils? Comment poussaient les animaux? Et c’étaient des rêves, des rêves!...
Mon père me raconta, un soir, la manière admirable dont le bon Dieu s’y prit, dans son jardin, pour créer le premier homme. d’un peu de terre, en soufflant dessus. Le souffle, c’était l’âme.
Je n’en pus dormir de toute la nuit. Dès l’aurore, je cours au jardin, je prends de la terre, la pétris, lui donne, de mon mieux, la ressemblance humaine; puis. ayant placé ce chef-d’ œuvre entre mon rosier du Bengale et mon lis, comme en un lieu sacré, me voici soufflant dessus de toutes mes puissances. Quel trouble! quelle attente! Qui pourra rendre cette scène? Je soufflais; rien ne remuait. M’en prenant alors à la faiblesse de mon haleine, je cours demander un soufflet.
«Pourquoi faire? me dit-on.
— Pour donner une âme à mon homme.»
Mais ce furent des éclats de rire nouveaux...
V.
Table des matières
GERMINATION.
Je n’étais pas toujours malheureux dans mes expériences. Je plantai un jour une graine que je ne connaissais pas, trouvée dans du café ; il me poussa un beau palma-christi qui fit mon admiration et ma joie durant tout un été. Je plantai des marrons d’Inde, et ils poussèrent; mais que de fois je les déterrai pour voir ce qu’ils devenaient! et combien je fus ravi d’arriver tout seul à établir cet aphorisme: Quelle que soit la position du marron, la racine, en crevant son enveloppe, ne manquera pas de pousser en s’enfonçant dans la terre, tandis que la tige trouve toujours moyen de se dresser vers la surface du sol. Tout seul aussi, je découvris que les plantes cherchaient la lumière, se tournaient vers elle, et, quoique beaucoup plus tard, j’arrivai de moi-même encore à penser que les feuilles exerçaient une action, chimique sur les rayons solaires. Je n’avais pourtant de ce phénomène qu’une preuve bien grossière: il me paraissait que la lumière entourée de feuillage perdait pour nous je ne sais quelle propriété malsaine. L’invention du daguerréotype m’a prouvé, depuis, que j’avais raison, en montrant que la partie verte des plantes enlève précisément à la lumière l’élément qui agit sur la plaque daguerrienne. Aussi les feuilles vertes étaient-elles, dans les premiers temps, difficilement reproduites par le procédé photographique.


VI.
Table des matières
SEMIS ET BOUTURES.
Outre des marrons, je regardai germer, les déterrant chaque jour, des pois, des fèves, des lentilles. Je cultivai jusqu’à du tabac.
Ayant su que beaucoup de plantes se pouvaient reproduire autrement que par graine, c’est-à-dire en mettant en terre un fragment de leur tige, — ce qui était précisément la réalisation, dans le règne végétal, de l’expérience tentée par moi dans le règne animal, lorsque j’avais voulu, avec des arêtes, reproduire du poisson, — j’appris de bonne heure à faire des marcottes, des boutures, etc. Pour m’exercer dans cet art, je mis en morceaux les ravenelles de notre jardin et un beau jasmin blanc. Je me procurai par ce moyen une jolie collection d’œillets. Cependant je préférais obtenir mes plantes de graines, principalement celles qui offrent les plus nombreuses variétés. Le plaisir était dans l’attente de la première floraison, qui toujours m’offrait l’imprévu. Les œillets de poëte, à cause de cela, étaient une de mes plantes favorites.

Les anémones aussi me charmaient par leur variété de couleurs, d’aspects, de mélanges. Les pavots, les coquelicots leurs frères. le pied-d’alouette aux couleurs si variées et si tendres, je semais tout cela en abondance, ainsi que les balsamines et reines-marguerites qui, chaque année, avec les chrysanthèmes, aux derniers soleils d’automne, closent, par un adieu splendide, la saison des fleurs.
Chaque semaille, pour ces plantes, est comme un mouvement du kaléidoscope.
J’achetai plus tard des oignons de tulipe; mais je me gardai bien d’en demander la couleur: je me ménageais le plaisir de la surprise, d’autant plus charmant avec la tulipe, que, privée d’enveloppe extérieure, on la voit se peindre et se nuancer sous l’influence des rayons solaires.
Vous cherchez le secret de la photographie coloriée? Demandez-le aux fleurs, elles le savent et le pratiquent à ravir.

VII.
Table des matières
FLEURS-PENDULES. — PISSENLITS-BAROMÈTRES.
Que de séances je passai à voir des soleils suivre, en s’inclinant vers la terre, le mouvement de l’astre dont ils portent le nom et dont ils imitent audacieusement les rayons! J’en arrivai au point que ces fleurs me servaient d’horloge. Je savais qu’il serait l’heure du repos lorsque mes soleils prendraient une certaine inclinaison.
Mes plantes me fournissaient d’autres instruments’ encore, entre autres, d’excellents hygromètres dont l’usage ne tarda pas à m’être familier.
Dans un coin inculte, à l’entrée du jardin, croissaient de nombreux pissenlits, plantes qui poussent, dit-on, par toute la terre. Je courais demander chaque matin à leurs brillantes fleurs jaunes si la journée serait belle; car ces fleurs d’une sensibilité singulière, qui se ferment aux approches de la nuit, ne s’ouvrent jamais dans les jours de pluie.
Comment n’a-t-on pas fait encore une météorologie botanique? Le pissenlit y jouerait un beau rôle. Est-ce pour rien que la nature l’a fait croître partout et fleurir dans toutes les saisons?

VIII.
Table des matières
LES GRAMINÉES.
Cette multitude d’herbes si variées, si vivaces, qui recouvrent la terre infatigablement, et dont les feuilles sans queue semblent ne faire qu’un avec la tige qu’elles enveloppent à leur base, fixèrent mon attention. Je semai quelques grains d’avoine. Je reconnus avec grande surprise que cette plante était aussi une herbe (herbe était pour moi alors l’équivalent de graminée); je remarquai très-bien qu’à sa naissance elle sortit de terre sans les deux grosses feuilles nourricières, ou cotylédons que j’avais observés chez mes autres plantes, et dont tout seul je découvris l’usage. J’enlevai à des fèves ces deux grosses feuilles laitières, et je les vis mourir d’inanition. De moi-même encore, j’arrivai à cette grande division des plantes, fondée sur l’absence ou le nombre des cotylédons, quoique je n’aie eu connaissance que plus tard de ce nom scientifique.
Outre les pissenlits, il poussait dans ce coin sauvage de beaux bassinets d’or, du seneçon aux graines voyageuses, des pâquerettes, du plantain; le mouron étalait jusqu’au seuil de la maison sa douce et familière verdure et ses petites fleurs blanches, qui me semblaient, comme des yeux, diriger du fond de l’herbe leurs regards vers le ciel. J’admirais aussi, sur les grands murs, une riche végétation de chélidoines et de ravenelles sauvages. Une chose m’étonna: ce fut de voir des cailloux déposés dans un endroit humide, à l’ombre, se couvrir de mousse.
Malheureusement, la petitesse de ces plantes ne me permit pas de les observer... Le microscope, qui me manquait pour cela, et dont j’entendis parler, me parut dès lors un instrument sacré.


IX.
Table des matières
LES INSECTES.
Au milieu de mes fleurs, méditant sur l’existence de tous les êtres, je commençai à m’occuper beaucoup des insectes. Ceux qui, les premiers, appelèrent mon attention, furent les petites vacotes chanteuses que je ne manquai pas de trouver sur mon lis. Toutefois, mes études sur ce joli coléoptère ne furent pas poussées très-avant, et je n’appris que plus tard son véritable nom. On l’appelle le criocère. Il est vrai que quelques savants ne se sont point contentés de ce nom et qu’ils ont voulu, en y ajoutant une épithète insultante, rappeler au charmant chanteur qu’il fut autrefois le misérable ver que l’on trouve également sur le lis, enveloppé d’immondices. La nature ne lui a donné aucun autre moyen de se préserver contre la voracité des oiseaux. Pourquoi donc cette appellation cruelle?
