Czytaj książkę: «La gymnastique à la maison, à la chambre et au jardin»

Czcionka:

E Angerstein, G Eckler

La gymnastique à la maison, à la chambre et au jardin


Publié par Good Press, 2021

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066325060

Table des matières

PRÉFACE

CHAPITRE PREMIER

1. Utilité de la Gymnastique de chambre.

II. Effets produits par les exercices du corps.

III. Règles pour la pratique de la gymnastique de chambre.

CHAPITRE II

I. Positions.

II. Mouvements de la tête (exercices du cou) .

III. Exercices du tronc.

IV. Exercices des bras et des mains.

V. Exercices des jambes et des pieds.

VI. Marche, course, saut.

VII. Exercices composés.

VIII. Exercices du bâton.

IX. Tableau des exercices.

I. Mouvements de la tête.

II. Exercices du tronc.

III. — Exercices des bras et des mains.

IV. Exercices des jambes et des pieds.

V. Marche, course, saut.

VI. Exercices composés.

VII. Exercices du bâton

CHAPITRE III

I. De la naissance à la fin de la première année.

II. Age des jeux.

III. Age de l’école.

IV. Age de l’adolescence.

V. Age de la maturité.

VI. Vieillesse.

CHAPITRE IV

1. Pour garçons et jeunes filles de 7 à 10 ans.

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2. Pour garçons de 10 à 15 ans.

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3. Pour jeunes filles de 10 à 15 ans.

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4. Pour adolescents (garçons) .

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5. Pour adolescents (jeunes filles) .

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6. Pour hommes à l’âge de la maturité.

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7. Pour femmes à l’âge de la maturité.

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8. Pour oieillards

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CHAPITRE V

I. Faiblesse générale, retard dans le développement de l’organisme, anémie et chlorose, défaut de développement du thorax et des organes respiratoires (poitrine faible) .

II. Engorgements dans les organes abdominaux: constipation; engorgements dans le système de la veine porte et hémorroïdes.

III. Polysarcie, pléthore et mouvements congestifs vers la tête et la poitrine.

IV. Asthme, dyspnée, respiration courte.

V. Anomalies des formes extérieures du corps.

CHAPITRE VI

1. Faiblesse générale, anémie, chlorose

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2. Défaut de développement des organes respirato ires (poitrine faible)

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3. Engorgements dans les organes abdominaux (constipation, hémorroïdes, etc.)

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4. Obésité

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5. Mouvements congestifs vers la tête et la poitrine

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6. Troubles respiratoires

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7. Voussure du dos

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8. Déviation latérale de la colonne vertébrale

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PRÉFACE

Table des matières

La Gymnastique à la maison que nous offrons au public est destinée aux gens du monde. Elle ne renferme donc que des exercices qui peuvent être facilement compris à l’aide de descriptions et de figures.

Presque tous ces exercices peuvent être exécutés sans instruments spéciaux; nous n’avons admis que l’emploi des haltères et des bâtons.

Les exercices de la gymnastique de chambre ont avant tout pour but de conserver et d’affermir la santé, de la garantir contre l’invasion des maladies; mais ils peuvent aussi, dans un grand nombre de cas, améliorer et guérir divers états morbides, tels que la faiblesse des organes respiratoires, les engorgements abdominaux, l’obésité, etc. Toutes les fois, pourtant, que l’on se trouvera en présence d’un trouble sérieux de la santé, on devra, avant d’avoir recours aux exercices de la gymnastique de chambre, consulter un médecin.

Nous avons eu soin, en composant cet ouvrage, de consulter les travaux qui ont précédé le nôtre, particulièrement les Exercices des haltères, de Ernest Eiselen, et la Gymnastique médicale de chambre, du docteur Schreber; mais, au point de vue du nombre des exercices et sous d’autres rapports encore, notre livre a beaucoup plus d’étendue que celui de Schreber et autres ouvrages du même genre.

Les figures sont la reproduction de photographies faites spécialement pour ce livre et constituent donc des images fidèles d’exercices réellement exécutés.

Nous devons adresser tous nos remercîments à M. le Dr Jules Alquier, qui a bien voulu nous prêter son précieux concours pour la publication de cette édition française.

E. ANGERSTEIN ET G. ECKLER.

CHAPITRE PREMIER

Table des matières

LA GYMNASTIQUE A LA MAISON
1. Utilité de la Gymnastique de chambre.

Table des matières

Mens sana in corpore sano, «ce n’est que dans un corps sain que peut habiter une âme saine», vieil adage dont la vérité n’a jamais été démentie. L’homme ne peut arriver à son développement complet, à une santé parfaite, qu’en exerçant régulièrement ses diverses facultés, de façon à les diriger vers un fonctionnement harmonique de son organisme. Toute force se développe, s’accroît, s’améliore, par l’activité et l’exercice; une force, au contraire, qui n’est pas exercée, s’affaiblit et finit par disparaître.

Dans les conditions simples, primitives, de la vie, les nécessités de l’existence donnent lieu à un certain équilibre dans l’exercice des forces du corps et de l’âme. Les peuples pasteurs et agriculteurs ne sont exposés ni aux fréquentes émotions ni aux efforts épuisants de l’esprit, et leurs forces corporelles trouvent dans la diversité de leurs travaux une occasion suffisante de s’exercer.

Il en est tout autrement des travaux d’un ouvrier, obligé de produire le plus facilement, le plus vite et le meilleur marché possible, et de développer ainsi au plus haut degré une aptitude corporelle spéciale, d’autant plus spéciale que la division du travail s’étend davantage. L’ouvrier doit donc avoir soin dans son travail de restreindre la dépense de ses forces corporelles et de limiter le nombre de ses organes actifs, afin de pouvoir travailler plus longtemps et d’éviter autant que possible l’excitation que le fonctionnement énergique d’une partie de ses muscles produit nécessairement sur l’ensemble de l’organisme, afin d’éviter particulièrement l’exagération de l’activité cardiaque et pulmonaire, de l’activité des organes digestifs, car cette augmentation de dépense des forces engendre une fatigue plus rapide, sans que le travail à fournir y gagne le moins du monde. L’excitation du cœur et des poumons a, au contraire, pour résultat de produire un échauffement préjudiciable au travail; l’augmentation de la faim et de la soif a un effet contraire à l’économie, et la satisfaction trop fréquente de ces deux sensations constitue aussi une cause de trouble pour le travail. Mais si une grande partie des forces de l’ouvrier doit rester à l’état de repos, s’il est obligé, pour pouvoir travailler plus longtemps et avec plus d’attention, d’éviter l’excitation de l’ensemble de l’organisme, particulièrement l’excitation de la respiration et de la circulation, si importantes pour la santé, il résultera évidemment de ce défaut d’exercice un trouble des forces restées inactives ou insuffisamment exercées. Le travail professionnel de l’ouvrier, précisément parce qu’il est spécial, n’est donc jamais favorable au développement physiologique de l’ensemble de l’organisme, et il agit d’une manière d’autant plus défavorable qu’il est plus spécial, c’est-à-dire qu’il s’exerce dans des limites plus étroites.

Que l’on considère en outre, et c’est bien souvent le cas dans les conditions sociales à notre époque, que les occupations d’un marchand, d’un industriel, exigent une prompte activité intellectuelle, une attention des plus soutenues, et provoquent parfois de rudes émotions; que les fonctions d’un employé entraînent souvent une activité épuisante; que celui qui s’adonne aux études scientifiques soumet sa pensée à des travaux excessifs; et l’on verra que, dans ces cas, pendant que les facultés intellectuelles s’exercent avec une activité exagérée, les forces du corps restent plus ou moins inactives. La vie organique languit et s’altère quand on néglige le corps, et cette langueur étend peu à peu ses ombres sur la vie de l’âme et sur l’activité de la pensée. Le défaut d’activité musculaire, la vie sédentaire, résultat des occupations journalières, déterminent aussi à un haut degré, par suite d’une stimulation insuffisante, un affaiblissement de l’activité du cœur ainsi que des organes respiratoires et digestifs. De là, comme conséquences immédiates, la pauvreté du sang, des troubles de la respiration, le retard des évacuations intestinales, des stases sanguines dans les vaisseaux du bas-ventre (hémorroïdes). Ces troubles exercent à leur tour une influence extrêmement fâcheuse sur le système nerveux; il se manifeste un état très accentué de faiblesse nerveuse, des troubles psychiques (hypocondrie, mélancolie), qui détruisent toute ardeur, toute joie, et qui mettent l’individu dans l’impuissance de jouir de la vie et de s’adonner à une activité profitable.

C’est ici que s’impose, encore plus que chez l’ouvrier adonné à un travail spécial, la nécessité de soigner le corps, pour éviter le dépérissement de l’individu tout entier. Or ce résultat, ce rétablissement de l’harmonie de toutes les forces de l’être humain, principe et condition de toute santé, de toute activité, peut être obtenu au moyen d’exercices appropriés. Parmi ces exercices on a conseillé la promenade, les voyages, l’ascension des montagnes , l’équitation, l’exercice consistant à fendre et à scier du bois, et bien d’autres encore. Mais la promenade n’exerce que quelques groupes musculaires, et, si l’on veut qu’elle agisse d’une manière tant soit peu efficace, il faut lui sacrifier beaucoup de temps; il en est de même de l’équitation. Les voyages, les excursions dans les montagnes, qui produisent une action très stimulante et rafraîchissante, ne peuvent que rarement, et pour peu de temps d’ailleurs, être entrepris par les personnes occupées; il ne reste donc, comme exercice exigeant peu de temps, peu coûteux et pouvant partout être mis en usage, que l’emploi d’une gymnastique méthodique, laquelle d’ailleurs a sur les autres, exercices corporels l’avantage de mettre en jeu tous les muscles, de convenir à toutes les conditions et de pouvoir être exactement mesurée et contrôlée dans ses effets.

Les exercices méthodiques du corps ont été très en usage chez les anciens Grecs et au moyen âge. La gymnastique grecque employait les exercices de la course, du saut et de la lutte, le jet du disque et de l’épieu avec des formes méthodiques très diverses, et dans le but de favoriser, chez les jeunes gens, le développement du corps, de le rendre sain, vigoureux et agile; à la fin du moyen âge aussi, ces exercices ont été employés dans le but de conserver aussi longtemps que possible l’ardeur juvénile.

Les anciens médecins, Hippocrate, Galien, Antyllus, se faisaient une idée très nette des effets diététiques de leur gymnastique en général et des effets particuliers produits par chacun de leurs exercices. Ils les recommandaient donc contre divers états morbides: contre l’obésité, par exemple, ils conseillaient la lutte et le jeu du korykos, sorte de grosse balle lourde, qu’on lançait au plafond d’une chambre; pour favoriser le développement des organes respiratoires, ils conseillaient la marche, la course, les exercices de la voix (déclamation et chant); pour stimuler agréablement l’organisme, sans le fatiguer, et pour donner au corps de l’agilité, ils conseillaient le jeu de la petite balle, qui avait l’avantage de nécessiter des mouvements rapides et variés.

Lorsque, au moyen âge, à l’époque de la Renaissance, les langues anciennes, les arts, les sciences de l’antiquité, commencèrent, après une longue nuit intellectuelle, à briller comme des phares lumineux aux yeux des érudits, l’ancienne gymnastique fut aussi exhumée des débris de l’antiquité et recommença à être employée dans le but d’obtenir des résultats diététiques et thérapeutiques déterminés.

C’est alors que Hieronymus Mercurialis publia, en 1569, à Venise, la première édition de son ouvrage De Arte Gymnastica, ouvrage très savant, orné de nombreuses gravures, et qui, dit l’auteur, ne s’adresse pas seulement aux médecins, mais encore à toute personne qu’intéressent l’étude des choses anciennes et l’art de conserver la santé.

A notre époque, il s’est fondé dans tous les pays civilisés des sociétés de gymnastique, qui ont pris à tâche de répandre le goût des exercices méthodiques du corps. La gymnastique a pénétré aussi dans les écoles de l’un et l’autre sexe. Le développement physique de la jeunesse est considéré aujourd’hui comme un objet important de l’éducation.

On considère comme avantageux de se livrer plusieurs ensemble aux exercices gymnastiques. On ne peut nier, en effet, que la gymnastique pratiquée en communauté avec d’autres personnes ne présente l’avantage d’entretenir la bonne humeur, de stimuler le corps et l’esprit et de rendre par suite plus profitables les exercices eux-mêmes.

Mais il est bien des circonstances qui empêchent l’ouvrier très occupé, le marchand, l’employé, le savant, de prendre part régulièrement aux travaux d’une société de gymnastique; ou bien encore c’est une personne âgée, faible, valétudinaire, ou une personne habituée à une vie retirée, qui hésitent à se mêler aux bruyants ébats d’une jeunesse vigoureuse.

Les femmes d’un âge mûr, auxquelles pourtant un exercice méthodique serait si utile pour l’entretien de leur force et de leur santé, ne peuvent guère non plus prendre part à ces exercices faits en commun.

Les enfants qui ne fréquentent pas les écoles sont aussi privés de l’avantage de participer aux exercices gymnastiques qui s’y pratiquent, et il arrive souvent aussi qu’ils ne sont pas en situation de faire partie d’autres sociétés de gymnastique régulièrement constituées.

Dans tous les cas de ce genre, une gymnastique méthodique pratiquée chez soi offre des avantages, qui, sans remplacer complètement ceux d’exercices réguliers faits en société, sont pourtant capables d’éviter les inconvénients qui résultent d’une négligence complète des exercices du corps.

II. Effets produits par les exercices du corps.

Table des matières

La base du corps humain est constituée par une charpente osseuse, qui sert de soutien aux parties molles et qui, dans certains cas, fournissant des parois solides aux cavités du corps (boîte crânienne, cage thoracique), protège les organes qui y sont enfermés. Les os forment en même temps des leviers, sur lesquels agissent les muscles pour produire les divers mouvements du corps. Autour de la charpente osseuse sont disposés les muscles, ces masses de chair rouge, qui représentent tantôt des cordes plus ou moins épaisses, tantôt des lames plus ou moins larges, et qui jouissent de la propriété de se contracter, de se raccourcir, sous l’influence de l’excitation d’un nerf. Cette contraction des muscles agit sur les os, auxquels les muscles sont attachés, de sorte que les os, unis l’un à l’autre par des articulations mobiles, subissent des modifications dans leur situation réciproque. Les muscles sont donc les organes importants des mouvements.

La nutrition de toutes les parties du corps se fait au moyen du sang, qui, poussé par les contractions du cœur, circule à travers tout l’organisme dans des tubes membraneux (vaisseaux sanguins). Circulant ainsi dans les vaisseaux partis du cœur (artères), le sang arrive aux divers organes, puis à travers les minces parois des plus fines ramifications vasculaires il laisse transsuder les éléments nutritifs qui pénètrent dans les tissus environnants, en même temps qu’il reçoit de ces tissus les éléments qui, ayant subi certaines modifications chimiques, sont devenus impropres à la nutrition. Ce sang, ainsi modifié, devenu, par suite des phénomènes chimiques qui se sont accomplis dans l’intimité des tissus, plus pauvre en oxygène et plus riche en acide carbonique, circule alors dans les veines, qui le ramènent au cœur (grande circulation). D’autre part, le sang, circulant à travers certaines artères, se rend du cœur aux poumons, lesquels par leur fonctionnement (respiration) le régénèrent en lui fournissant de l’oygène nouveau, en même temps qu’ils le débarrassent de l’excès d’acide carbonique qu’il contenait. Ainsi revivifié par l’oxygène qu’il vient de recevoir, et purifié par l’élimination de l’acide carbonique, le sang circule dans des vaisseaux veineux qui le ramènent des poumons au cœur (petite circulation ou circulation pulmonaire), d’où il esf lancé de nouveau dans la grande circulation.

Les divers éléments du sang (eau, albumine, fibrine, corps gras, sels) constituent les matériaux qui servent former tous les tissus de l’organisme. C’est le fonction nement des organes digestifs qui fournit au sang lés premiers éléments de sa reconstitution: ces organes digestifs font subir aux substances alimentaires qu’elles reçoivent de l’extérieur des modifications telles, que ces substances deviennent aptes à être assimilées et à se transformer en éléments organiques; ces substances, ains modifiées par la digestion, sont absorbées par les vaisseaux lymphatiques, d’où elles passent dans le torrent veineux de la grande circulation.

Tout corps vivant est le siège d’une transformation incessante de ses éléments chimiques. Plus un organe travaille, plus les transformations chimiques s’y produisent avec activité ; les éléments nutritifs s’y épuisant alors plus rapidement, il faut qu’ils soient plus rapidement remplacés, et que la nutrition et la respiration fournissent à l’organisme de nouveaux matériaux en quantité suffisante. C’est dans cet échange incessant et plus ou moins actif d’éléments éliminés et d’éléments absorbés que l’organe trouve les conditions les plus favorables à son fonctionnement et à son développement.

Or, les muscles formant la plus grande partie des masses molles du corps, on comprend qu’un fonctionnement actif, régulier et méthodique de ces organes doit avoir une grande importance. Par suite de cette activité, méthodiquement dirigée, le muscle se développe mieux, devient plus fort, capable de se contracter plus énergiquement et plus longtemps; il fonctionne aussi avec plus de précision et, les mouvements d’ensemble résultant du fonctionnement de plusieurs groupes musculaires s’exécutant avec plus d’assurance, le corps gagne en adresse et en grâce.

En même temps, cette activité musculaire produit des effets avantageux sur l’ensemble de l’organisme: cette masse considérable de tissu musculaire, soumise à un exercice actif, a besoin, pour se nourrir, d’une grande quantité de sang, d’où il résulte que la circulation s’accélère, que la respiration et la digestion se font plus énergiquement, que les échanges chimiques deviennent plus actifs et que la température du corps s’élève. Chacun sait par sa propre expérience que, à la suite de vifs mouvements, le cœur bat plus rapidement et plus énergiquement, que le pouls devient plus accéléré, que les mouvements respiratoires deviennent plus amples, que les joues se colorent, que la chaleur intérieure s’accroît et enfin que l’appétit augmente. Si alors on fournit au corps une alimentation proportionnée à ses besoins, les organes ainsi stimulés sauront tirer des matériaux alimentaires qui leur sont fournis le meilleur parti possible. C’est ainsi qu’un exercice méthodique des muscles, aura pour résultat de rendre la santé meilleure; les troubles de l’hématose (chloro-anémie), les stases dans la circulation sanguine, particulièrement dans le système de la veine-porte (hémorroïdes), les engorgements du foie, la constipation, les troubles digestifs, et maintes autres incommodités diminueront et pourront marcher peu à peu vers la guérison.

Il faut encore remarquer que l’exercice de certains groupes musculaires peut produire, en dehors de ses effets généraux, des effets particuliers sur certaines parties de l’organisme et sur leur fonctionnement. Ainsi les muscles qui entourent la cage thoracique, et qui, s’insérant sur cette cage par une de leurs extrémités, se fixent aux bras par leur autre extrémité, concourent à la respiration, et en favorisent le fonctionnement, en acquérant eux-mêmes plus de force. En fonctionnant plus activement, ils favorisent en effet la dilatation de la cage thoracique dans l’inspiration et rendent par suite les inspirations plus énergiques. Leur exercice régulier, en même temps qu’il active la respiration, a encore pour conséquence d’améliorer l’hématose, d’activer les échanges organiques et d’accélérer l’élimination des éléments usés des tissus. De même les masses musculaires, qui limitent en avant et sur les côtés la cavité abdominale, favorisent directement, par leurs contractions, le mouvement des matières intestinales ainsi que la circulation du sang dans les vaisseaux du bas-ventre, de sorte qu’un exercice régulier de ces muscles agit favorablement dans la plupart des affections chroniques de l’abdomen.

A la tête de tous les appareils organiques se trouve le système nerveux, qui excite et dirige toutes les fonctions du corps, et qui préside en même temps aux opérations intellectuelles. Le système nerveux est composé de parties centrales et de parties périphériques; les parties centrales sont: le cerveau, logé dans la cavité crânienne, et la moelle épinière, contenue dans le canal vertébral; les parties périphériques sont constituées par les nerfs, qui, sous forme de cordons ou de fils, se ramifient à la manière des rameaux d’un arbre et vont se répandre dans le corps. Les parties centrales sont la source de toute activité organique, les nerfs ne sont que des organes conducteurs. Parmi les nerfs, les uns (nerfs sensitifs), à l’aide des organes des sens (œil, oreille, organes de l’odorat, du goût, du toucher), reçoivent les excitations du monde extérieur (impressions lumineuses, sonores, chimiques ou mécaniques), et les transmettent aux parties centrales, qu’ils excitent ainsi à réagir; les autres (nerfs moteurs), reçoivent des parties centrales une excitation, qu’ils transmettent aux divers organes du corps, pour les provoquer à des actes déterminés.

Si donc, par un exercice régulier des muscles du corps, l’organisme se trouve dans un état florissant, il est évident que le système nerveux, ce stimulateur et ce régulateur de l’organisme, on éprouvera une influence bienfaisante. Car le système nerveux travaille et se régénère constamment à condition que l’ensemble de l’organisme, dont il est une partie, se trouve dans un état de nutrition convenable. Parmi les heureux résultats de cet état favorable produit par les exercices corporels se présente un sommeil sain, paisible et fortifiant, qui à son tour exerce une action bienfaisante sur la vie du corps et de l’esprit.

Les nerfs moteurs, qui provoquent par leur excitation les contractions musculaires, reçoivent aussi directement de l’exercice des muscles une aptitude à mieux fonctionner, car l’activité d’un muscle de même que les mouvements coordonnés de plusieurs muscles ou de plusieurs groupes musculaires dépendent en somme d’une excitation nerveuse, de sorte que l’exercice des muscles est, à proprement parler, plutôt un exercice nerveux qu’un exercice musculaire. L’amélioration de l’activité d’une partie du système nerveux exerce indirectement une action favorable sur les autres parties de ce système, de sorte qu’une influence avantageuse s’exerçant sur les nerfs moteurs des muscles retentit sur les sphères sensibles du système nerveux, et c’est ainsi qu’on voit un état d’irritabilité ou de faiblesse nerveuse diminuer ou disparaître.

Un système nerveux sain est assurément un terrain favorable au développement normal de l’esprit et de l’âme, et la gymnastique, en créant des conditions avantageuses au développement d’un système nerveux sain, exerce aussi une influence bienfaisante sur l’esprit en général et peut, dans un grand nombre d’altérations psychiques, telles que l’hyponcondrie et la mélancolie, donner lieu à une action curative.

Ajoutez à cela que certaines qualités psychiques précieuses peuvent être les conséquenses presque directes des exercices gymnastiques. Par exemple l’énergie de la volonté et la constance, que nécessite la pratique régulière des contractions musculaires, se développent de plus en plus et finissent par passer dans le caractère de l’individu; l’attention soutenue, la volonté rapide, qui règlent les mouvements et les combinent dans un ensemble harmonieux, prennent un développement considérable et font naître la qualité de saisir rapidement par l’esprit les situations nouvelles, de réagir promptement contre les excitations reçues, font naître, en d’autres termes, la hardiesse, la fermeté, la présence d’esprit.

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Ograniczenie wiekowe:
0+
Data wydania na Litres:
16 stycznia 2025
Objętość:
150 str. 67 ilustracji
ISBN:
4064066325060
Wydawca:
Właściciel praw:
Bookwire
Format pobierania:

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