Czytaj tylko na Litres

Książki nie można pobrać jako pliku, ale można ją czytać w naszej aplikacji lub online na stronie.

Czytaj książkę: «Dharma: telles que sont les choses. Expérience vécue et réalisations d’un pratiquant spirituel. Volume I. L’Univers»

Czcionka:

© Sychevskiy V.V., 2026

© Maison d'édition Aegitas, 2026

L'auteur exprime sa sincère gratitude à l'équipe Leader pour son soutien et son assistance dans la publication de cet ouvrage. Il remercie particulièrement sa direction pour sa précieuse participation.


Avant-propos à la seconde édition

En 2021, j'ai achevé le travail sur le livre Dharma: telles que sont les choses. Expérience vécue et réalisations d'un pratiquant spirituel, un projet qui avait duré plus de six ans. Cette même année est parue la version électronique de l'ouvrage, suivie, l'année suivante, de la version imprimée.

Durant tout ce temps, je n'ai cessé de poursuivre ma pratique personnelle, ainsi que l'enseignement du vrai Dharma à d'autres. Grâce à cela, j'ai, d'une part, acquis une expérience méditative plus profonde et plus détaillée, et, d'autre part, répondu à de nombreuses questions de clarification concernant le texte du livre. Ainsi, lorsque l'idée d'une seconde édition a émergé, j'ai eu l'occasion d'ajouter de nouveaux éléments théoriques et pratiques relatifs au véritable Dharma dans une version révisée du texte.

Cette nouvelle édition, revue et augmentée, contient avant tout une description plus détaillée et mieux structurée du processus de méditation (dhyâna et samâdhi), ainsi que des mondes de l'univers que nous traversons sur le chemin spirituel.

Dans la méditation, on commence par s'éloigner du monde matériel des phénomènes (le monde du Désir), et l'on fait alors l'expérience du monde astral subtil (le monde de la Forme). Ensuite, on plonge dans le monde causal (le monde Sans Forme), un monde qui constitue l'essence même de notre âme. En dépassant la lumière transparente du monde causal, on atteint l'état de nirvâna (le vrai «Soi», ou Âtman), un état de liberté et de bonheur absolus, dans lequel, en réalité, nous avons toujours demeuré depuis l'origine. C'est précisément cet état originel qui constitue le but de la véritable pratique spirituelle.

Sur ce chemin, toutefois, peut se présenter un grand obstacle. Le monde astral se divise en deux parties: inférieur et supérieur. Le monde astral inférieur, qui est le revers de notre monde matériel, est façonné par les images mentales de nos désirs mondains – haine, ignorance, avidité. Malheureusement, de nos jours, l'immersion dans l'astral inférieur est le plus souvent considérée à tort comme une pratique spirituelle. C'est pourtant là que prennent naissance des phénomènes tels que les «contacts avec des entités», les «nuisances causées par les esprits maléfiques», ou encore les «connexions à des flux d'énergie cosmique». Cependant, si l'on se tourne vers les textes authentiques du bouddhisme et du yoga, on constate que les grands maîtres du passé, tels que le Bouddha Sakyamuni, enseignaient que la véritable méditation consiste à pénétrer dans le monde supérieur de la Forme (le monde astral pur), lequel est formé par l'Amour bienveillant, la Compassion, la Joie empathique pour autrui et l'Équanimité, l'attitude impartiale à l'égard de ses propres souffrances. Le monde supérieur de la Forme se compose de dix-sept niveaux, que l'on franchit progressivement au cours de la méditation. Ces dix-sept niveaux ainsi que les états de notre conscience que nous expérimentons en les traversant sont décrits en détail dans cette nouvelle édition.

Après avoir achevé l'exploration du monde astral, nous entrons dans le monde causal. Si nous suivons le véritable Dharma, nous plongeons dans un océan de lumière transparente, où nous faisons l'expérience du bonheur et de l'expansion infinie de la conscience. Mais suivre des systèmes de pratique déformés conduit, depuis l'astral inférieur, à une plongée dans l'obscurité absolue du néant, dans le monde causal inférieur – un état que l'âme, encore immature, confond avec le Nirvâna. Cependant, le Nirvâna est ce qui transcende entièrement les trois mondes de l'univers; c'est l'état de libération parfaite de toute souffrance, et non pas un état où tout disparaît dans les ténèbres. J'ai cherché, dans cette nouvelle édition, à présenter plus en détail ces aspects – parmi d'autres, essentiels à l'enseignement (Dharma).

En répondant aux questions des lecteurs, j'ai également inclus dans cette seconde édition une explication plus approfondie de la loi du karma ainsi que de la structure du monde matériel dans lequel nous vivons actuellement. Le chapitre consacré à la loi de la production interdépendante, qui explique les processus de chute et d'ascension de notre âme, a également été enrichi. J'y ai ajouté des détails significatifs concernant la pratique de la méditation, qui ont une importance capitale. De plus, j'ai cherché à revivre consciemment l'expérience de la cessation du fonctionnement dualiste de la conscience, et j'ai tenté à nouveau d'en transmettre au lecteur la perception intérieure.

L'objectif de cette description est de montrer au lecteur, de manière aussi cohérente, claire et concise que possible, le chemin d'une pratique spirituelle authentique, fondée sur le véritable Dharma, afin que ceux qui marchent sur cette voie évitent les erreurs et puissent réellement parvenir au Grand Éveil.

Vadim Sychevskiy (Dhamma Gaveshi), février 2023.

Introduction

«Devenez complètement vide. Laissez votre cœur être en paix. Au milieu des vas et viens incessants du monde, observez comme les fins deviennent des débuts. Les choses fleurissent une à une mais finissent toutes par retourner à la source, à ce qui est et ce qui sera. Retourner à l'origine, c'est trouver la paix, trouver la paix c'est accomplir sa destinée. Accomplir sa destinée, c'est être constant. Connaître la constance, c'est être éclairé. Ne pas connaître ce cycle mène au désastre éternel.»

Lao Tseu Tao-Te-King

Nous sommes tous des êtres spirituels, cela ne fait aucun doute. L'essence d'un être spirituel est le plus souvent appelée conscience. La vision du monde quotidienne est limitée en ce qu'elle nous amène à percevoir notre conscience comme une frontière, un point final. Or, le Dharma authentique, ou Enseignement, qui nous guide vers la véritable réalité, affirme que notre essence véritable est le vrai «Soi», qui transcende la conscience et en est la source. Dans le bouddhisme et le yoga, le «Soi» supérieur est décrit comme un état où les passions nuisibles sont totalement détruites, où la souffrance cesse complètement, et où s'accomplit une véritable conscience de soi, synonyme de liberté et de bonheur absolus. En sanskrit, «le vrai Soi» est désigné par le terme Âtman, et son état ultime est le Nirvâna.

Si nous cherchons à réaliser cet état, qui est caché au plus profond de nous et constitue notre véritable nature, alors notre destinée changera radicalement grâce à la pratique spirituelle. Pourquoi? Parce que la véritable pratique spirituelle repose sur trois aspects fondamentaux.

Premièrement, la voie qui mène à la conscience de soi commence par l'accumulation de vertus et de mérites. Lorsque nous prononçons de bonnes paroles, que nous apportons de la joie à nos proches, que nous faisons preuve de discernement et que nous cultivons la bienveillance envers autrui, nous rayonnons naturellement de lumière. Dans ce cas, nous devenons capables d'éprouver, dans ce monde des humains, une joie égale à la lumière que nous émettons.

Deuxièmement, nous étudions les lois de l'univers, comme la loi du karma, révélées par les grands maîtres du passé, et nous les appliquons dans notre vie. Ces lois constituent le véritable Dharma, ou Enseignement, dont nous parlerons plus en détail par la suite.

Troisièmement, en étudiant le Dharma, nous acquérons une vision juste du monde extérieur ainsi que de notre monde intérieur. Cela signifie que nous cessons d'être emportés par les événements ou nos propres émotions et que nous les observons avec calme et lucidité. La concentration et la pleine conscience dans la vie quotidienne nous mènent, à l'étape suivante, à la pratique de la méditation. Dans la méditation, nous nous concentrons sur des objets internes – des images, la respiration, le flux d'énergie ou le sujet même de notre méditation; cela nous permet de nous détacher progressivement des influences extérieures ainsi que des pensées qui émergent en nous.

Les informations externes correspondent à ce que nous voyons avec nos yeux, entendons avec nos oreilles, sentons avec notre nez, goûtons avec notre langue et ressentons avec notre corps. Dans la méditation, ces sensations externes s'estompent et finissent par s'arrêter.

S'éloigner des informations internes signifie cesser complètement l'activité mentale générée par les expériences accumulées jusqu'à présent.

Le résultat d'une méditation correcte est l'émergence de deux états indissociables qui forment un tout: le Calme et la Contemplation. Il s'agit de l'état originel de notre esprit, ou de l'esprit de tous les êtres spirituels, comme je l'ai mentionné au tout début. Dans cet état originel de Calme et de Contemplation, nous découvrons pour la première fois notre véritable nature, l'Âtman, qui ne peut être exprimée par des mots. En effet, l'Âtman est ce que nous sommes véritablement, dans le sens le plus profond du terme. Son état ne peut être connu que par l'expérience directe:

«La vérité de la réalisation-de-soi [et de la Réalité elle-même] ne sont ni une ni deux. A cause du pouvoir de cette réalisation-de-soi, la Réalité a la capacité universelle de profiter aux autres aussi bien qu'à celui-là [qui la réalise]; elle est absolument impartiale, sans aucune idée de «ceci» et de «cela», c'est comme la terre d'où poussent toutes choses. La Réalité elle-même n'a ni forme ni non-forme; comme l'espace, elle est au-delà du savoir et de l'intellection; elle est tellement insaisissable et subtile pour être exprimée par la parole ou l'écriture. Pourquoi? Parce qu'elle est au-delà du royaume des lettres, des mots, des discours, de simples paroles, de l'intelligence discriminative, de l'investigation et de la réflexion spéculative; et elle est aussi au-delà du royaume de la compréhension qui appartient à l'ignorant, au-delà de toutes les mauvaises actions qui sont conformes aux mauvais désirs. Parce qu'elle n'est ni ceci ni cela; elle est au-delà de toute opération mentale; elle est amorphe, sans forme, dépassant le royaume de toute fausseté; parce qu'elle demeure dans la sérénité de la non-demeure qui est le royaume de tous les êtres saints.

Ô fils de bonne famille, le royaume de la réalisation-de-soi, où résident tous les sages, est libre de matérialité; il est libre de pureté comme de toute souillure, libre du «saisir» et de l' «être saisi», libre de la ténébreuse confusion; elle est brillamment pure et, en sa nature, indestructible.»1

Ainsi, à mesure que notre concentration spirituelle se prolonge, un état de parfaite quiétude d'esprit apparaît. En observant les objets et les phénomènes du monde extérieur comme de notre monde intérieur, tout en demeurant dans cet état, nous pouvons faire de nombreuses découvertes. À notre grande surprise et avec une joie intérieure indescriptible, nous réalisons soudain que toutes choses sont tout à fait différentes de ce qu'elles nous semblaient auparavant. Ces révélations peuvent être appelées des Illuminations: chaque Illumination étant une découverte qui marque le passage d'une perception erronée à une vision juste. La vision erronée est fondée sur l'attachement, la haine et l'ignorance, tandis que la vision juste repose sur le Calme et la Contemplation. Ainsi, ce n'est qu'en abandonnant l'attachement, la haine et l'illusion que la paix intérieure et la vision juste peuvent émerger, nous permettant alors de percevoir toute chose telle qu'elle est réellement. Cette pure vision est également appelée Sagesse. Dès lors, dans nos pensées, nos paroles et nos actions, quel que soit le mouvement de notre esprit, notre discours ou notre comportement, tout sera lié à une croissance des vertus et des mérites, à une compréhension approfondie des lois de l'univers, ainsi qu'à l'accroissement du Calme et de la Contemplation.

Finalement, nous pouvons acquérir de grands pouvoirs. Cela signifie que nous atteignons un état qui transcende l'égoïsme et les souffrances qu'il engendre, ainsi que la dualité de la vie et de la mort; de plus, nous serons en mesure d'aider les autres dans leur propre réalisation spirituelle.

Pour discerner cet état originel, qui est nous-mêmes au sens propre, trois éléments sont indispensables: la théorie, la pratique et la connaissance, qui naît de l'union de ces deux premières.

Théorie. Dharma: telles que sont les choses

La théorie correspond au Dharma authentique, ou simplement au Dharma – la Loi, l'Enseignement. «Dharma» (धर्म, dharma), voilà l'orthographe et la prononciation sanskrite de ce terme essentiel. En pâli, on dit dhamma (ධම්ම, dhamma). Toutefois, je préfère la version sanskrite, sans doute parce qu'elle est plus couramment utilisée en Russie, tout comme les mots sanskrits nirvâna et karma, qui ont déjà intégré le lexique russe.

Le mot dharma possède de nombreuses significations. Il peut désigner «l'ordre du monde», «ce qui tient fermement, protège et soutient», «la Loi», «l'Enseignement» ou encore «la bonne façon d'agir». Cependant, son sens essentiel est «telles que sont les choses». Autrement dit, le Dharma est ce qui renvoie à la réalité ultime et, à travers une pratique correcte, permet de la comprendre et de la réaliser pleinement. Que signifie cela concrètement?

Deux éléments sont déterminants: la vision et la connaissance. Prenons un exemple simple: nous approchons d'un passage à niveau. Si nous avons une bonne vue, nous voyons que la barrière est abaissée et qu'un train est en approche. Puisque nous pouvons clairement voir cette situation, nous en avons une connaissance exacte. Par conséquent, nous ne traversons pas les voies alors qu'un train arrive. Dans ce cas, nous n'avons besoin de l'aide de personne: le train qui s'approche est la réalité telle qu'elle est; et nous voyons la réalité telle qu'elle est et nous en avons une compréhension directe.

Si chacun d'entre nous possédait une telle vision et une telle connaissance concernant l'univers tout entier, ou du moins de notre monde humain, nous serions libres et heureux, résidant naturellement dans notre état originel de Calme et de Contemplation. Cependant, nous ne percevons pas les objets et les phénomènes avec une vision pure et une compréhension profonde. Nous restons prisonniers de l'illusion, prenant cette illusion pour la réalité, ce qui nous conduit à souffrir. Dans cette situation, nous avons besoin de l'Enseignement, du Dharma, transmis par les grands maîtres du passé, une Écriture sacrée qui nous ramène à la réalité et nous reconnecte à notre véritable nature.

Un point crucial doit être souligné ici: les maîtres du passé n'ont pas inventé cet Enseignement, ils ont simplement vu la vraie réalité et l'ont indiquée, comme on pointe du doigt quelque chose d'évident. Cela est comparable à la loi de la gravitation universelle, découverte par Isaac Newton en 1666. Newton a découvert cette loi, il ne l'a pas créée, car la gravité est inhérente à tous les corps du monde matériel dans l'univers qui nous entoure.

Plutôt que d'entrer dans de longues discussions scientifiques ou philosophiques, qui risqueraient de nous éloigner du Dharma plutôt que de l'éclaircir, prenons un exemple simple et concret de ce qu'est le Dharma.

Dans notre corps, nous possédons un organe essentiel: le foie. Son existence et son fonctionnement sont des faits, une réalité; le foie n'est ni une idée fixe ni un dogme. Supposons que quelqu'un dise: «Selon certaines croyances médicales, le foie est situé dans la région sous-costale droite.» Pourquoi une telle affirmation serait-elle absurde? Tout simplement parce que la position du foie ne dépend pas d'une croyance, mais qu'il est situé et fonctionne du côté droit de notre corps, dans la cavité abdominale, sous le diaphragme. De la même manière, notre conscience n'existe pas «selon les vues du bouddhisme et du yoga»: elle existe simplement, créant notre monde extérieur et intérieur. Ainsi, le fonctionnement du foie et celui de la conscience relèvent tous deux de la vérité, de la réalité. Mais le problème est que nous ne pouvons pas toujours voir cette vérité avec clarité.

Bien sûr, même sans formation médicale, nous avons quelques notions théoriques sur le foie et ses fonctions. Par exemple, nous savons tous que l'alcool et les aliments gras ont un effet néfaste sur les cellules hépatiques (hépatocytes), pouvant les détruire. Cependant, cette connaissance reste superficielle: dans des conditions normales, nous ne pouvons pas voir notre foie, et encore moins les processus complexes qui se déroulent à l'intérieur de ses cellules. Autrement dit, même dans le monde matériel qui nous est familier, il existe des réalités invisibles à l'œil nu. Cette limitation de notre perception peut engendrer des idées fausses, parfois préjudiciables. Par exemple, une de mes connaissances, grand amateur de boissons alcoolisées fortes, avait l'habitude de se resservir un verre de vodka en disant: «Le foie n'est qu'un morceau de viande. Qu'est-ce qui pourrait bien lui arriver [à cause de la consommation d'alcool]?»

C'est là que la science nous vient en aide. Par exemple, l'imagerie par résonance magnétique (IRM) nous permet d'observer le foie «couche par couche», offrant ainsi une étude précise de son fonctionnement. Bien entendu, le fait que nous puissions voir ses images «couche par couche» grâce à l'IRM n'a pas de mystique, ni de surnaturel: c'est une simple réalité. Dans cet exemple, la science joue un rôle similaire au Dharma: elle nous révèle les choses telles qu'elles sont, en mettant en lumière des aspects du monde qui nous resteraient invisibles en temps normal; elle permet d'entrevoir un monde invisible à l'œil nu.

Cependant, dans ce cas précis, ce monde invisible à l'œil ordinaire (c'est-à-dire la vue détaillée du foie via l'IRM) se réfère au monde matériel. Or, le monde matériel n'est qu'une projection du monde subtil2. Pour voir et comprendre ce monde subtil, qui est à la base de la réalité physique, il nous faut le véritable Dharma et une pratique spirituelle approfondie.

Prenons un exemple concret: dans la région du foie, il existe un centre énergétique, appelé sûrya chakra. Les chakras3, ou centres d'énergie, appartiennent au monde subtil. Ils ne sont visibles ni par la vue ordinaire, ni par des équipements spéciaux tels que l'IRM ou l'échographie. Or, nos chakras sont directement influencés par l'état de notre conscience, qui est primaire. En retour, l'état des chakras affecte notre corps physique. Le sûrya chakra peut être bloqué par un état d'esprit négatif; cela concerne notamment les personnes colériques, que l'on qualifie parfois de «bilieuses». Ces personnes qui nourrissent d'abord leur colère intérieurement, puis la déversent sur les autres comme une bile amère, de manière désagréable, tout en se moquant de l'objet de leur haine, se réjouissant parfois de leur souffrance. Un tel état d'esprit perturbe le fonctionnement du sûrya chakra, ce qui affecte à son tour le foie, son fonctionnement et la vésicule biliaire.

Ainsi, le véritable Dharma souligne que derrière tous les phénomènes du monde matériel, il y a une œuvre de la conscience. Par exemple, une personne attirée par des aliments à la saveur nettement piquante et excitante, consommera naturellement des plats riches et épicés, comme des viandes grasses accompagnées de sauces relevées. De même, une personne recherchant des plaisirs immédiats et accessibles sera davantage encline à consommer de l'alcool. Dans ces deux cas, l'énergie est détournée du sûrya chakra, ce qui entraîne son refroidissement et finit par affecter le foie. D'autre part, si nous avons tendance à déverser notre colère «biliaire»4 sur les autres, le fonctionnement du sûrya chakra sera également perturbé, comme mentionné plus haut. En d'autres termes, si nous ne sommes pas dépendants des aliments gras, épicés et de l'alcool, et si nous ne cultivons pas la colère envers les autres, alors notre foie ne subira aucun effet néfaste. Cela est ainsi, car le monde extérieur est une manifestation de notre conscience, un principe que j'expliquerai plus en détail dans les prochains chapitres et volumes de ce livre.

Comme nous l'avons vu à travers ces exemples simples, le Dharma véritable est la science ultime, celle qui nous révèle l'état réel des choses. Contrairement à la science classique, le Dharma nous montre la réalité, englobant non seulement le monde matériel, mais aussi l'univers tout entier, qui comprend, outre le monde matériel, les mondes subtils et extrêmement subtils, invisibles à la perception ordinaire.

Le vrai Dharma, tout comme la science, n'est ni une idée fixe, ni un dogme, ni une philosophie abstraite ou quoi que ce soit de ce genre. L'enseignement ne dit pas: «Faites ceci et cela deviendra bon», mais il éclaire l'essence des choses: «Si vous pratiquez ainsi, votre esprit s'éclaircira et vous serez capable de voir clairement tous les phénomènes».

De plus, les enseignements transmis par les grands maîtres (gourous) du passé ne sont pas de simples spéculations théoriques. Ils sont pleinement confirmés par un système de pratique précis et par l'expérience directe de ceux qui s'engagent dans cette pratique spirituelle, fondée sur le Dharma authentique. C'est ce que je développerai en détail au fil des pages de ce livre.

1.Avatamsaka-Soûtra[1], le soûtra en quarante fascicules, fasc. XXXI, traduction D.T. Suzuki.
2.Le monde matériel est le monde du Désir ou le monde des phénomènes. Le monde subtil: le monde de la Forme, ou monde astral. Le monde superficiel: le monde Sans Forme, ou monde causal. Sur les trois mondes et leur interaction, voir le volume I, chapitre 1.
3.Pour plus de détails sur les chakras, voir le volume II, chapitre 2.
4.Comme on dit «cracher sa bile» (N.d.T.).
Ograniczenie wiekowe:
16+
Data wydania na Litres:
01 kwietnia 2026
Data napisania:
2024
Objętość:
819 str. 32 ilustracji
ISBN:
978-0-3694-1357-4
Właściciel praw:
Aegitas